Ordre des orthophonistes
Et audiologistes du Québec

L’ORDRE DES ORTHOPHONISTES ET AUDIOLOGISTES DU QUÉBEC SE JOINT À ODYSSÉE 2000 POUR RAPPELER LA NÉCESSITÉ D’ASSURER DES SERVICES À TOUS LES ENFANTS QUI ONT DES TROUBLES DE LA COMMUNICATION

Montréal, le 12 mai 2000 – L’Ordre des orthophonistes du Québec (OOAQ) est heureux de célébrer l’arrivée d’ODYSSÉE 2000, menée par Guy Bolduc, du réseau TVA, et son compagnon de voyage, Noël Burlon, qui ont parcouru plus de 6 000 kilomètres à vélo depuis plus d’un mois pour venir en aide aux enfants dysphasiques et autistes. Cette épopée, réalisée en collaboration avec l’Association québécoise pour les enfants dysphasiques (audimuets) et la Société québécoise de l’autisme, a permis d’attirer l’attention de la population sur les besoins de ces enfants qui souffrent de troubles sévères de la communication. Elle a aussi permis d’amasser des fonds pour que plus de services soient accessibles à ces enfants. Au Québec, ce sont des milliers d’enfants qui doivent attendre plus de deux ans pour avoir accès aux services d’un orthophoniste, et ce, dans pratiquement toutes les régions.

Les orthophonistes et les audiologistes sont convaincus de l’importance d’agir en prévention et de la nécessité de repérer très tôt les enfants qui vivent avec des troubles de la communication. « Tarder à agir est préjudiciable et hypothèque l’avenir des enfants. Des difficultés sévères ou même modérées de la communication affectent le développement cognitif et affectif de l’enfant et perturbent ses relations familiales et son intégration sociale. Repérer rapidement les enfants qui ont des difficultés de communication et leur offrir promptement des services d’orthophonie et d’audiologie est non seulement crucial pour eux , mais rentable pour notre société », affirme le président de l’OOAQ, M. Louis Beaulieu.

L’Ordre lançait d’ailleurs, le 10 mai dernier, le Guide de prévention des troubles de la communication à l’intention de la clientèle de le petite enfance, destiné aux éducateurs et éducatrices à la petite enfance. Cet outils est conçu pour permettre aux intervenants de répondre à des questions précises au quotidien, par exemple : quand faut-il inciter des parents à consulter et comment s’y prendre, ou encore, à qui ceux-ci peuvent-ils s’adresser ? Une liste des ressources disponibles par région et des suggestions pour la stimulation sont aussi incluses. Plus de 1 000 exemplaires du Guide seront distribués gratuitement aux centres de la petite enfance par des membres de l’OOAQ, particulièrement ceux qui exercent en première ligne dans les CLSC, dans le but de développer des partenariats profitables pour les jeunes enfants, les parents et les intervenants.

« Des efforts supplémentaires et substantiels doivent immédiatement être consentis à la grandeur du Québec pour permettre d’assurer un repérage précoce des difficultés de communication chez les petits », affirme le président de l’Ordre. Pour y arriver, il presse de développer davantage de services dans les CLSC, les centres de réadaptation et les équipes d’évaluation/diagnostic dans les hôpitaux. « Les récents efforts consentis en santé sont insuffisants. » Actuellement, un CLSC sur trois assure des services d’orthophonie et aucun n’offre les services d’un audiologiste. « Du côté de l’éducation, il faut veiller à ce que les sommes consenties par le gouvernement soient investies en priorité dans le développement des services d’orthophonie et d’audiologie dans les écoles. Il faut également assurer aux élèves qui ont des troubles sévères ou modérés de communication des classes de langage à effectif réduit qui permettront réellement à ces enfants de réussir leur parcours éducatif. »

L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec a pour mission d’assurer la protection du public en ce qui a trait au domaine d’exercice de ses membres, soit les troubles de la communication humaine. Ces professionnels des troubles de la communication (900 orthophonistes et près de 190 audiologistes) étudient, examinent, évaluent et traitent les personnes de tout âge. Ils exercent à la fois dans le réseau public de santé et d’éducation et en pratique privée. Les orthophonistes concentrent leurs interventions sur les troubles de la voix et la parole et du langage, et les audiologistes, sur les troubles de l’audition.

Source: Louis Beaulieu, président OOAQ