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Pour diffusion immédiate PLUS DE 10,000 ENFANTS AU QUÉBEC SONT ATTEINTS DUN TROUBLE DE LA COMMUNICATION. VOUS IMAGINEZ-VOUS LEUR VIE AU QUOTIDIEN ET LAVENIR QUI SE DESSINE POUR CES ENFANTS ? Nous vivons actuellement à lère des communications. Et avec les progrès technologiques, nous réussissons aujourdhui à entrer en communication avec une efficacité surprenante. Ces outils (télévision, Internet, téléphone cellulaire, satellite, etc.) deviennent rapidement essentiels et incontournables lorsquil sagit de sassurer de faire ´passer notre messageª. Vous, les représentants des médias, qui utilisez ces outils de communication, en connaissez la valeur... Si votre caméra, si votre micro ou votre branchement Internet faisait défaut soudainement... vous êtes en mesure de prévoir les conséquences... Pourtant, au Québec, plus de 5% des enfants vivent avec des troubles sévères de communication, eux, ils nont même pas accès aux outils de base pour leurs permettre de communiquer. LOdyssée de 6000 km de Guy Bolduc donnait loccasion à ces enfants dysphasiques ou à ces enfants autistes, de vous dire ´Donnez-moi les moyens de vous le dire... ª. Est-ce que de développer des services pour ces enfants est si impensable en lan 2000 ? Est-ce que nos connaissances technologiques ne peuvent servir quà améliorer la réception de nos téléphones cellulaires et notre vitesse de transmission ? Et en 1991, notre gouvernement, de par le ministère de la Santé et des Services Sociaux publiait son rapport, un Québec ´Fou de ses enfantsª, nous y avions vu son souci de sarrêter au besoin spécifique daider nos enfants à grandir, à se développer à leurs pleines capacités. Ce rapport soulignait entre autre une voie à suivre en termes defforts préventifs au développement de lenfant. ´ Une intervention dès les premiers jours et les premières années de la vie des enfants peut avoir un effet aussi lointain quà ladolescence et à lâge adulte, le manque dinterventions durant les premières années laisse place à des problèmes de plus en plus complexe et difficiles à cerner. Les points dintervention propices sont la période entourant la naissance, la période 2-4 ans, lentrée au primaire, lentrée au secondaire etc. ª Lorsque, dernièrement, notre gouvernement annonçait quil prévoyait un budget qui permettrait aux familles daccéder à lInternet, nous y avons vu son souci de donner à ces familles la chance de communiquer avec le monde. ´ Comment le gouvernement peut-il entretenir de si nobles orientations et permettre en même temps un tel sous développement dans les services à donner à nos enfants avec des troubles sévères de communication et lempêcher ainsi de communiquer avec sa propre famille ? Quun enfant soit obligé dattendre plus dun an avant dobtenir un diagnostic et dattendre encore de 2 à 4 ans pour avoir des services de réadaptation au Québec, est-ce là sa façon dêtre ´Fou de ses enfantsª ! ª affirme Carole Bouchard, présidente de lAssociation québécoise pour les enfants dysphasiques (audimuets) Lorsque le ministère de lÉducation annonce pour septembre une diminution du financement des services aux élèves avec des problèmes langagiers, quil double le ratio dans les classes de langage et quil impose un taux de prévalence pour financer les services pour les enfants dysphasiques, est-ce là sa manière de leur vouloir leur donner une chance égale ? Notre ministère de lÉducation a fait des enfants dysphasiques ´des enfants morues du Québecª, en imposant aux commissions scolaires un quota à respecter. Aucune autre clientèle délèves handicapées ne se retrouve avec de telles règles. Entrer en communication est la base dune relation. De savoir que notre gouvernement reconnaît, quafin dassurer le développement dun enfant, il est important de donner une stimulation adéquate et que ce même gouvernement ne semble pas reconnaître lurgence dassurer des services aux enfants avec des troubles sévères de communication nous étonnent et renversent des milliers de famille dont lenfant est mis à lécart de la société. Est-ce le message que nous souhaitons laisser aux parents denfant dysphasique soit de laissez mourir ces enfants intérieurement ? Non-merci ! Nous demandons tout simplement : Cet enfant peut apprendre à communiquer avec votre aide donnez-lui sa chance de sintégrer dans notre société. Source : Association québécoise pour les Enfants dysphasiques (audimuets) Carole Bouchard, présidente |